L’Intelligence Artificielle : une révolution de long terme qu’on ne peut pas ignorer
IA ACT article 4 : Au 3 août 2026, il est obligatoire pour tout organisme qui utilise l’IA, de garantir un niveau de compétence de ses employés. Y compris simple utilisation de ChatGPT pour écrire et résumer.
Plus généralemet, vous êtes :
- entreprise dont certain des métiers ne sont pas 100% manuels (y compris communication, mailing, etc) ?
- créatif, artiste ?
- parent, aidant, vous avez des proches fragiles ?
- vos loisirs ou votre vie associative implique du numérique ?
Alors vous ne pouvez pas éviter l’IA. A vrai dire, l’IA étant utilisée partout sur internet et en prospection téléphonique ou email, vous ne l’éviterez pas : aller directement à nos ateliers.
Alphabétisation IA (ou « IA literacy ») : c’est une obligation légale imposée par l’Union Européenne dans l’IA Act. Cette obligation est destinée à protéger et préparer le tissu professionnel européen, en permettant à tous ceux qui utilisent l’IA à titre professionnel, de savoir ce qu’ils font. Même une simple utilisation de gemini ou ChatGPT au sein de l’entreprise (si c’est un choix officiel), est couverte par cet article de la loi et impose une formation (ou « toute mesure pour garantir un niveau suffisant », en tenant compte des connaissances techniques, expérience et contexte d’utilisation).

L’IA dans le cadre pro, mais qui s’invite aussi dans la vie perso
Je pense qu’il est bon d’étendre cette notion à la vie personnelle : comprendre pour mieux utiliser, c’est également valable pour des parents qui veulent pouvoir guider leurs enfants. Ou des aidants qui veulent savoir comment l’IA peut assister, par exemple en aidant à rompre la solitude. Assister ou être un danger, dans le cas où l’IA devient un compagnon thérapeutique. Ce n’est qu’en étant un minimum (in)formé, qu’il est possible de décider et agir.
Podcast généré par NotebookLM (IA google) à partir d’un support de formation
Je n’aime pas le ton, et il y a des erreurs (beaucoup plus que d’habitude), mais globalement le résultat correspond à mes slides.
Retrouvez la vidéo sur l’article l’IA c’est quoi? La FAQ.
IA literacy : « compétences, connaissances et compréhension nécessaires pour permettre aux personnes (fournisseurs, utilisateurs, personnes affectées) de déployer un système d’IA en connaissance de cause, de prendre conscience des opportunités, mais aussi des risques ou des dommages potentiels ». Ceci afin de « procéder à un déploiement éclairé des systèmes d’IA, ainsi que de prendre conscience des possibilités et des risques liés à l’IA et des préjudices éventuels qu’elle peut causer.«
« En outre, la mise en œuvre à grande échelle de mesures d’alphabétisation en matière d’IA et l’introduction d’actions de suivi appropriées pourraient contribuer à améliorer les conditions de travail et, à terme, soutenir la consolidation et la voie de l’innovation d’une IA digne de confiance dans l’Union« .
« L’article 4 de la législation sur l’IA n’entraîne pas l’obligation de mesurer les connaissances des travailleurs en matière d’IA«
« L’article 4 de la législation sur l’IA est entré en application le 2 février 2025, de sorte que l’obligation de prendre des mesures pour garantir la maîtrise de l’IA par leur personnel s’applique déjà. Les règles de surveillance et d’exécution s’appliquent à partir du 3 août 2026.«
Quelles sont les connaissances de bases recommandées par l’IA act ?
En résumé : ce que les entreprises et organismes doivent faire
- Évaluer le niveau actuel des employés : connaissances, expérience, formation, familiarité avec l’IA.
- Ma réponse à ce besoin : je vous propose de réaliser un audit flash (sondage + rapport)
- Adapter la formation : contenu (fonctionnement de l’IA, risques, bonnes pratiques) et format (cours, ateliers, documentation, apprentissage par la pratique) en fonction des rôles (utilisateurs, superviseurs, techniciens).
- Documenter les actions menées (formations, guides internes, etc.), même si aucune certification officielle n’est exigée
- Prévoir une formation continue, car l’IA évolue rapidement
- Ma réponse de premier niveau à ce besoin (cela peut être insuffisant dans certains contextes, mais c’est déjà un début) :
- Peut-être que justifier d’un abonnement à une news letter peut déjà être une première action.
- Ou mettre en place une tâche IA qui fera elle-même la veille et alertera.
- Ma réponse de premier niveau à ce besoin (cela peut être insuffisant dans certains contextes, mais c’est déjà un début) :
Ce que l’entreprise doit faire en détail d’après la FAQ de l’IA act
Ce qui suit est extrait du document publié sur le site de la commission européenne. Je pense que c’est un bon point de départ, au delà de la loi : c’est pertinent pour tout le monde. L’IA est là, partout, et quoi de mieux que s’informer pour mieux utiliser ou au minimum éviter les dégâts et erreurs, à titre professionnel et dans son entourage personnel.
- Assurer une compréhension générale de l’IA au sein de leur organisation: Qu’est-ce que l’IA? Comment ça marche? Quelle IA est utilisée dans notre organisation? Quelles sont ses opportunités et ses dangers?
- Sur ce point, on sait déjà que la grande majorité des organisations, PME, administrations… voient leurs employés utiliser ChatGPT ou gemini. Si ce n’est pas encadré par l’entreprise, c’est de la « shadow IA » et ça peut porter des risques pour l’entreprise. Et c’est pareil dans la vie privée.
- Examiner le rôle de leur organisation (fournisseur ou déployeur de systèmes d’IA): Mon organisation développe-t-elle des systèmes d’IA ou utilise-t-elle simplement des systèmes d’IA développés par une autre organisation?
- Sur ce point, c’est pour l’instant souvent l’utilisation de ChatGPT ou Gemini (ou autre de ce genre).
- Tenir compte du risque que présentent les systèmes d’IA fournis ou déployés: Que doivent savoir les employés lorsqu’ils traitent avec un tel système d’IA? Quels sont les risques dont ils doivent être conscients et doivent-ils être conscients des mesures d’atténuation?
- Au minimum, il faut parler sécurité et confidentialité des données (gouvernance et éthique), biais et hallucinations.
- Concrètement construire leurs actions de littératie de l’IA sur l’analyse précédente.
Un exemple est donné par le document: une entreprise, dont les employés utilisent ChatGPT pour, par exemple, rédiger du texte publicitaire ou traduire du texte, doit-elle se conformer à l’exigence de littératie en matière d’IA énoncée à l’article 4 de la législation sur l’IA? Oui, ils doivent être informés des risques spécifiques, par exemple l’hallucination.
Actuellement, l’évaluation et la certification ne sont pas nécessaires : Comment les organisations doivent-elles documenter leurs actions pour se conformer à l’article 4 de la législation sur l’IA et aux dispositions relatives au meilleur effort qui y figurent? Ont-ils besoin de certificats spécifiques? Il n’est pas nécessaire d’obtenir un certificat. Les organisations peuvent tenir un registre interne des formations et/ou autres initiatives d’orientation.
Faire intervenir un prestataire Organisme de formation pour un atelier, et tracer l’intervention, peut donc suffire.
Répertoire vivant pour favoriser l’apprentissage et l’échange sur l’alphabétisation en matière d’IA est en anglais mais reste une ressource très intéressante : c’est une liste d’entreprises et comment elles ont mis en place cette alphabétisation (AI literacy practices).
Toujours sur la même page, on peut voir qu’il existe également des ressources pour les citoyens (parents, aidants, enfants, étudiants… et dans l’enseignement). Je ne trouve pas cela facile d’utilisation, à part peut-être (en anglais) AI for teaching and learning.
Les Ateliers pour se former à l’IA sur Orléans
Egalement disponible en visio pour d’autres régions, et programme personnalisable.
Bénéfices clés
- Comprendre vraiment comment raisonne une ia générative (dimension statistique et probabiliste), et la différence avec moteur de recherche et algorithme.
- Savoir transformer un besoin métier en une spécification claire et réutilisable.
- Réduire les risques (hallucinations, données sensibles, copyright) avec une checklist simple.
- Etre en conformité réglementaire avec l’article 4 du règlement ia européen (obligation d’alphabétisation).
- Gagner en productivité sans dépendre des “recettes de prompts” ou de l’outil du moment.
Atelier 3h : assurer une compréhension générale de l’IA générative
IA Act: Qu’est-ce que l’IA? Comment ça marche? Quelle IA est utilisée dans notre organisation? Quelles sont ses opportunités et ses dangers? Je n’interviens que pour les IAs génératives, donc que lorsque l’organisation encourage l’utilisation d’IA générative, en particulier LLM.
Comprendre, cadrer, sécuriser
objectif général : donner aux participants la compréhension minimale pour dialoguer efficacement avec une ia, cadrer un usage et sécuriser sa mise en œuvre.
déroulé :
- Pour mieux choisir les outils : historique et panorama des idées fausses : « algo → systèmes experts → llm », différence avec les moteurs de recherche.
- Pour mieux utiliser et limiter les hallucinations : démystifier (vulgarisation) : comment un modèle répond (intuition probabiliste, tokens, température)
- Apprendre à spécifier une tâche, exprimer un besoin : Le “contrat d’IA” (gabarit fourni)
- Risques & conformité minimale pme (confidentialité, copyright, interdictions).
- Atelier pratique : du besoin au protocole, puis évaluation avec une grille simple.
- Plan d’expérimentation 30 jours + indicateurs.
Livrables :
- gabarit de contrat d’ia.
- lexique sémantique minimal.
- checklist article 4 (alphabétisation ia).
- grille d’évaluation.
Atellier flash 1h: Le contrat tâche : du prompt à la spécification
Apprendre à écrire un contrat que n’importe quel outil d’IA générative comprend (principes généraux appliqués aux LLMs = IAs conversationnelles, qui font de plus en plus l’interface avec les autres IAs génératives).
Spécifier une tâche utile en 6 étapes
objectif général : apprendre à transformer rapidement une idée en une spécification claire utilisable dans n’importe quel outil.
déroulé :
- Comment pense un modèle (intuition probabiliste simple, mécanisme d’attention).
- Le cadre en 6 étapes : objectif et contexte, rôle, données, format, critères, garde-fous.
- Les erreurs mortelles (ambiguïté, sous-spécification, absence de critères).
- exercice individuel
livrables :
- fiche 6 étapes
