La stratégie commerciale de vente de produits, quels qu’ils soient, passe par de beaux visuels. C’est encore plus vrai à l’heure du marketing digital. Site Web, réseaux sociaux, il est essentiel de pouvoir valoriser son travail.
Cet article est un peu long et la partie technique (réglage de l’appareil photo, lumière…: le « comment technique ») est à la fin. Les meilleures photos seront toujours celles faites par les photographes pro: cliquez ICI pour les coordonnées des photographes partenaires d’ATela Conseil (Orléans et Blois).
Tout artiste désirant se faire connaître peut gagner à être capable de faire lui-même de bonnes photos de ses tableaux (même si le passage par un photographe pro est l’idéal et fournira toujours un travail de meilleure qualité):
- Pour faire un book de tableaux permettant de contacter des lieux de dépôt/vente (bars, hôtels, maisons de retraite, boutiques…) ou des prescripteurs (décorateurs d’intérieurs…);
- Pour exposer virtuellement (y compris instagram, pinterest, et autres réseaux sociaux);
- Pour créer une boutique;
- Pour vendre des reproductions (qualité « print » 300dpi) ou des personnalisations d’objets (puzzles, sacs…);
- Pour se faire connaître pour d’autres types d’action telles que:
- Les formations, initiations et ateliers: il faut alors prendre des photos des différentes étapes de réalisation. Voir si possible créer des vidéos complètes de la réalisation (vidéos poussées sous youtube avec des « teasers » pour facebook, ou reels pour tiktok, instagram et facebook).
- L’art-thérapie.
Le Marketing Digital pour les artistes
Pour un artiste, utiliser les outils du numérique a un intérêt multiple et est un passage obligatoire pour avoir, au minimum, une galerie virtuelle et tirer partie des réseaux sociaux axés sur le visuel (type instagram ou pinterest). Nous ne détaillerons pas dans cet article l’utilisation des réseaux sociaux pour se faire connaître en tant qu’artiste. Voici néanmoins quelques principes.
Les objectifs peuvent être variés: atteindre une certaine rentabilité, ou simplement partager son travail et sa passion (et avoir des retours). Comme pour toute stratégie marketing, il faut au minimum se rappeler de:
- Sélectionner les réseaux en fonction du public ciblé (par exemple l’âge moyen n’est pas le même sur tiktok et sur pinterest);
- Définir des objectifs et des priorités (veut-on d’abord vendre des œuvres original, travailler sur commande, vendre des reproductions, vendre des ateliers/formations?);
- Construire sa communication en conséquence. Comme on est sur du visuel, la cohérence graphique est encore plus importante. En particulier pour instagram, il faudra veiller à avoir une certaine cohérence, même si on ne va pas appliquer des filtres cassant les couleurs. On devra travailler sur une identité (une signature visuelle) qui peut passer par la mise en scène de chaque tableau (cadrage, fond, …). C’est d’autant plus vrai lorsque l’artiste produit des styles différents.

L’aquarelle ci-dessus est un exemple de ce qu’il ne faut pas faire!! le papier n’est pas plat, l’appareil photo pas en face, il n’y a pas de cadre qui mette en valeur, les couleurs sont ternies par la photo, et je n’ai même pas signé le tableau! Et j’ai oublié de photographier l’esquisse préalable avec l’étude de valeurs, … qui était pourtant bien jolie!
Comment photographier un tableau
La mise en scène « story telling »
La puissance d’une œuvre réside souvent dans ce qu’elle évoque. Dans l’histoire qu’elle raconte. Il peut donc être bon de garder cela présent à l’esprit dans la présentation. Titre et sous-titre (légende) vont permettre de situer textuellement l’œuvre, mais c’est surtout visuellement qu’il faudra le faire, grâce aux photos choisies:
- Les étapes de réalisation qui montrent la génèse du tableau. Elles doivent à la fois instruire et donner envie de voir la suite: dans l’idéal, chaque étape est une œuvre à part entière. Dans certains cas, on peut envisager de présenter certains croquis préparatoires, ou par exemples les études des valeurs ou les schémas de composition / perspective. Quitte à avoir affiné un peu les résultats de ces étapes pour mieux les mettre en valeur. Ainsi, l’œuvre prend réellement vie et devient plus personnelle: elle a une histoire. Pour de l’art abstrait ou spontané, les différentes étapes peuvent également faire naître l’émotion. On peut aussi choisir de mettre en avant des détails.
- On peut aussi choisir de mettre systématiquement une inspiration : objet, couleur… qui évoque l’ambiance ou l’émotion.
- Enfin on peut mettre un focus sur une technique ou un média. Par exemple, on peut simplement photographier un nuancier ou un tube de peinture lorsqu’on a réalisé un monochrome. Cela a un intérêt majeur sous pinterest, où les internautes recherchent de l’inspiration et des « comment faire ». Les nuanciers utilisés, les pigments, le grammage du papier (lorsque cela est pertinent), le type de pinceau/crayon/couteau… sont des informations très recherchées.
- Cet ensemble de photos formera un carrousel. Attention à bien mettre la photo la plus belle en 1er, puisque c’est elle qui reste visible quand on ne clique pas. On peut aussi générer une vidéo à partir de plusieurs photos (voir l’utilisation de l’outil en ligne canva).
La mise en scène visuelle, le cadrage
Certaines photos peuvent intégrer de petits objets qui compléteront (story-telling, ambiance) et mettront en valeur le tableau. Attention à l’harmonie des couleurs: cela peut être le moment d’utiliser une pointe de couleur complémentaire, ou de rester dans des couleurs neutres ou métalliques. On peut imaginer avoir un ensemble d’objets qui soient toujours les mêmes et qui feront partie de la « signature » de l’artiste. Il est aussi possible d’avoir un ensemble d’objets différents par ambiance / émotion / thème.
Le fond utilisé (dans le cas d’un cadrage plus large) devra également mettre en valeur les couleurs. Attention…
- Aux fonds qui perturberont trop les couleurs du tableau pour l’œil (le cerveau) humain! Si l’appareil photo peut être réglé, le cerveau humain, lui, aura sa propre interprétation.
- Ne pas choisir un fond perturbant à l’œil: privilégier un fond uni (et si possible non texturé, ou avec texture très régulière). Ainsi l’appareil photo n’aura pas de mal à savoir où se focaliser, et l’œil de l’internaute non plus.
Il peut être bon de disposer d’un ensemble de fonds et de cadres suivant les ambiances / styles que l’on veut donner à l’œuvre. Attention à ne pas prendre de photo « sous vitre » : on peut placer le cadre mais pas la vitre. Attention aussi à toujours photographier avant de vernir (le vernis ou la vitre font des reflets). Quoiqu’il en soit, dans l’idéal on propose aussi une photo avec cadre (quitte à la faire sans vitre) et « mise en situation » (sur un bureau, un mur, une cheminée…).
La lumière
La lumière est la lumière naturelle extérieure, mais pas directe pour ne pas « écraser » le tableau et ses couleurs (surexposition si trop de soleil, œuvre délavée par temps clair…).
- Il faudrait donc photographier dehors, mais à l’ombre;
- par temps voilé si possible;
- le matin ou le soir la lumière est douce, mais peut être un peu dorée.
Sinon, il est aussi possible d’investir dans un kit d’éclairage « studio » : parapluies, softbox… (à partir de 30€ pour une softbox qui permet d’avoir une lumière adoucie et constante). On va en général privilégier 2 sources de lumières (de chaque coté, à 45° par rapport au tableau) pour éviter l’ombre de l’appareil photo. En intérieur, avec un kit studio bien positionné (2 sources), on peut éliminer toute autre source de lumière (fenêtre) et prendre le temps de trouver les bons réglages de l’appareil photo. Avec un trépied on peut avoir une vitesse d’obturation lente et on a moins besoin de lumière.
L’appareil photo, l’angle
Le tableau doit être bien à plat pour éviter toute ombre et déformation. L’appareil photo doit être parfaitement en face et à la perpendiculaire (sinon, l’image sera déformée).
Un bon smartphone peut suffire mais on recherche au minimum les caractéristiques suivantes:
- 8 mp minimum (12 c’est mieux)
- pouvoir régler l’ouverture et l’ISO
L’idéal est d’avoir un trépied ou un autre support pour l’appareil photo (ou le smartphone) pour éviter tout flou. De plus, cela permet de choisir une vitesse d’obturation lente et donc de privilégier les détails (iso) tout en conservant la luminosité (vitesse d’obturation).
Les réglages
- Il peut être bon de prendre plusieurs photos avec plusieurs balances des blancs pour pouvoir ensuite choisir (outil « WB » accessible par le menu « pro » sur un smartphone)
- Il faut bien régler l’ouverture (une fois le réglage fait, la position du trépied connue, … on pourra toujours utiliser la même). On considère en général autour de f11. Bien régler l’ouverture permet d’avoie la netteté sur tout le tableau. Ce n’est pas faisable sur smartphone.
- Régler l’ISO le plus bas possible (pour avoir une qualité la meilleure possible), en fonction de la lumière.
- Sur un smartphone, si on ne passe pas par le mode pro, penser à régler l’exposition (ou faire différents tests) : c’est accessible en touchant directement la photo.
Les réglages sur un smartphone androïd en mode « pro »
- Sur un smartphone androïd en mode pro, on va surtout:
- baisse l’iso au max (pour une meilleure netteté)
- baisser la vitesse d’obturation au max (pour capter plus de lumière), si on a un trépied (sinon attention au flou)
- régler la balance des blancs (WB) : 5500K correspond à la lumière du jour
- le focus peut être laissé en manuel
- on peut aussi, avant de prendre la photo (menu du haut, au dessus de la photo):
- régler saturation / nuance, contraste… Attention ici, si on touche à « nuance » on dérègle toutes les couleurs.
- changer le format (carré pour cadrer directement pour instagram, par exemple)
- changer le mode de mesure de la lumière: pondérée centrale (arrière-plan au centre), point (endroit spécifique), matrice (moyenne sur la scène). Pour un tableau, cela ne devrait rien changer (il faut de la profondeur et des variations lumineuses pour que cela joue).
- dans paramètres: afficher une grille pour avoir les horizontales et verticales correctes
- J’utilise un tube de la peinture la plus présente sur mon tableau pour régler l’appareil afin que les couleurs soient bien respectées.
La retouche
Il existe de nombreux logiciels de retouche. En application smartphone on peut citer snapseed. En outil gratuit PC : gimp (équivalent gratuit de photoshop).
Attention aux outils de balance des blancs (à pipette), qui vont modifier la température des couleurs. Le blanc d’un papier n’est pas forcément le « blanc » absolu. Mieux vaut travailler sa prise de vue que tenter de rectifier après. Dans l’idéal, il faut retoucher au minimum (recadrage) car on risque toujours de perdre en subtilités des couleurs. Evidemment saturer, accentuer les contrastes et la luminosité, c’est plus vendeur. Au risque d’un résultat trop artificiel (et pas vraiment crédible et qui perd en subtilité). Attention aussi, cela peut faire ressortir les défauts: les réglages que l’on fait sur son écran ne seront pas les mêmes sur un autre écran.
Si on destine la photo à l’impression, l’écran devra avoir été calibré.
Résolution
dpi : nombre de colonne / lignes par pouce ou carré. Dans les logiciels cela peut être appelé « pixel / in ».
- Pour de l’impression, la résolution à viser est de 300 dpi;
- Pour du web en général, une résolution de 72 dpi suffit.
Réduire la taille des images
Avant de publier sur internet, il faut compresser au maximum sans perte de qualité. En effet, les algorithmes des réseaux sociaux privilégient les images petites en poids. Pour cela, on peut utiliser l’outil gratuit https://tinyjpg.com/
Les # hashtags
Bien utiliser les hashtags est essentiel. Attention à ne pas trop en mettre, et à ne pas utiliser toujours les mêmes.
- Thème de l’œuvre;
- Technique utilisée;
- Eventuellement nom du fabriquant. Il peut arriver qu’un fabriquant / fournisseur de matériel repère ainsi un artiste et le mettre en avant;
- Si c’est un paysage lié à une région, bien pense à identifier la région / lieu dans le #
Je ne suis pas photographe… autrement qu’en amatrice. L’idéal pour photographier le résultat de son travail avant de le mettre en ligne, est de passer par un photographe pro, comme les partenaires d’ATela Conseil dont les coordonnées sont ICI (Orléans et Blois). Pour l’aspect marketing et digital (stratégie commerciale, …), n’hésitez pas,… ![]()
