L’importance du rythme dans la prise de parole

Même quand le discours est connu et maîtrisé, il manque souvent le rythme. Et quand le stress s’y met, c’est pire. Un message qui semble clair devient confus. Pour l’auditeur (client, comité, jury, réunion…) : c’est de la bouillie !

Venir en aide Quel que soit votre auditoire, qu’il soit client, jury, collègues ou étudiants, adoptez les mêmes principes ! Vous avez en face des êtres humains. Oubliez les enjeux, faites de votre mieux. Et n’oubliez pas : les gens qui vous écoutent, vous regardent, se sont levés ce matin… comme vous. Ni plus, ni moins.

Attention au débit : avec le stress, on parle toujours trop vite.

Il est très rare que l’on parle trop lentement. Encore plus sous stress. Donc une règle d’or : ralentir. On accélère le débit parce qu’on est tendu. Le système nerveux panique un peu, et tout va plus vite. Les gestes sont saccadés, le regard n’est pas posé, et la voix accélère.

Pour l’auditeur, c’est agressif. Le débit rapide énerve, fatigue. A moins que vous souhaitiez stresser votre public, évitez.

N’ayons pas peur des (petits) silences, ils sont nécessaires

Si vous ne faites pas de pause, votre public n’a pas le temps d’entendre et analyser ce que vous dites. Le cerveau accumule et reçoit plus une bouillie auditive qu’un message. Faites des pauses avant (ou après) les mots importants. Cela les marque.

Idée Par exemple, « Bonjour » est suivi d’une pause. Toujours : cela permet aux gens de l’entendre, et de penser automatiquement « bonjour » également. Et vous voilà parti sur une base sympathique. Les brefs silences sont aussi le moment d’un sourire : regarder l’auditoire (même si on ne fixe en réalité personne).

Ces silences avant ou après les mots importants, après les phrases, sont comme mettre des mots en gras dans une phrase.

Les silences transforment un monologue en un dialogue où l’on est seul à parler

Lors d’une présentation, on est en monologue. Comment donner envie au public d’écouter ? En lui laissant le temps d’écouter. En l’impliquant. Les silences servent à cela. Trop brefs pour que la personne en face interrompe (si on ne le souhaite pas). Mais suffisant pour lui laisse un peu d’espace, pour ne pas l’enfermer et l’assommer sous des phrases sans respiration.

Stop à la monotonie ! Jouons sur le rythme.

Lorsque l’on fait un monologue, le risque est la monotonie. Alors, on joue sur le rythme. Certaines phrases sont moins importantes que d’autres. Elles sont dites moins fortes, d’un ton plus monotone. D’autres sont importantes. Elles sont marquées, ralenties. On joue sur l’intonation.

Séduire avec le rythme et les contrastes

Comme un tableau attire par les contrastes des couleurs. Comme une musique interpelle par ses ruptures de rythme, il faut jouer des contrastes dans son discours. Il faut trouver le bon équilibre : ne pas trop en faire, mais suffisamment.

Il faut aussi adapter cet équilibre à l’auditoire et au contexte. Doux, dynamique, enjoué, sérieux, rigide… tout est possible et légitime, en fonction du moment.

Et surtout, interpréter son message

Aider à devenir le meilleur Prononcer les phrases n’est pas interpréter, délivrer un message. Pour interpréter, on ajoute le corps, les gestes, les intonations, le rythme, le regard, le visage, le regard, les déplacements. En toute situation, on peut améliorer sa communication et ainsi mieux convaincre. Mais aussi mieux écouter. Donc au final, mieux communiquer.

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