Le SEO (référencement naturel), c’est : Search Engine Optimization = comment être dans les premières réponses de Google. GEO c’est la même chose mais dans les réponses IA (chatGPT, gemini, claude, mistral, etc). Et là, chacun y va de son conseil magique. Mais quid de la réalité ? Comment faire ? Quel contrôle a-t-on dessus ?
GEO (Generative Engine Optimization) | AEO (Answer Engine Optimization)
Recherche sur internet et IA : on fait le point en mai 2026
- On peut rechercher directement dans un chat IA. On a une réponse qui vient de la mémoire pré-entrainée, OU une synthèse IA, et en général un mélange des 2.
- On peut utiliser perplexity, qui va envoyer différentes requêtes sur le web, et faire une synthèse
- On peut utiliser google, qui ajoute une synthèse IA en plus des pages retrouvées.
Et l’avenir ? On pourra (ou pas) commander directement des produits par l’IA. Sans passer par les catalogues. ChatGPT a essayé, et laissé tomber. L’avenir? On ne sait pas. Mais il faut suivre et s’y préparer. Tout en gardant du recul.
Il est probable qu’un poids lourd comme Google continue à exister. lls font évoluer leur google.fr (moteur de recherche) pour intégrer de plus en plus d’IA. Il n’y a aucun risque que « l’IA fasse disparaitre google ». Google a inventé le principe qui est derrière ChatGPT et les autres (architecture Transformer, ce qui est le T de ChatGPT). Google a les finances, la puissance économique, les machines, les équipes, la puissance scientifique … et l’index du moteur du recherche (= une copie de tout internet depuis des décennies). Et google workspace. Et Youtube. Et … la liste est longue. Ils n’ont pas ? ils rachètent ou ils inventent. Ils ont le recul, l’expérience. Ils avancent plus discrètement. Ils ne font pas le buzz tous les mois. Mais en ont-ils besoin? Non. Alors quand Google sort un article sur l’IA et leur moteur de recherche, je le lis.
Le GEO, comment ça marche ?
La seule certitude est qu’on ne le sait pas avec certitude
- Chaque IA est différente. Et c’est obscur (secret professionnel). Les fournisseurs d’IA n’ont aucun intérêt à ce que chacun sache en détail comment « manipuler » les réponses. Et surtout, chaque IA peut faire différement.
- C’est changeant. On le sait tous, les algorithmes changent. Vite. Justement pour nous maintenir sur les dents.
La seconde certitude est que oui, il y a au moins en partie du SEO derrière
Il y a 2 options, lorsqu’on interroge une IA.
Soit elle a la réponse dans sa mémoire pré-entrainée
Dans ce cas elle ne va pas chercher sur le web : c’est le cas pour tout ce qui n’est pas en rapport avec l’actualité et le moment présent.
- Alors pour qu’elle vous cite, il faut que vous soyez déjà dans sa mémoire pré-entrainée.
- Vous êtes Nike, Chanel, la CCI, un « poid lourd » local ? OK
- Non ? C’est pas gagné.
Car les IAs sont censées anonymiser leurs données. Donc votre « marque » n’y sera que si elle représente un intérêt particulier (de la connaissance, de l’historique, beaucoup citée …) dans ses données d’entraînement.
Exemple: Je suis « connue » de google, car j’ai publié plusieurs articles scientifiques (des vrais avec comité de lecture etc, chez de vrais éditeurs). Pourtant, je ne suis pas « connue » des IAs. Ma trace scientifique n’est pas assez importante pour faire partie de la « connaissance » mondiale.
Soit il y a de l’actualité dans la question et elle va aussi interroger le web pour compléter sa réponse
Et là, elle va nécessairement utiliser un moteur de recherche. Plus précisément, un index. C’est à dire une « méga-liste » associant urls (pages webs) et « mots-clés ». Comme un index de livre. En immensément plus gros. Et là, c’est google le boss. Qui a aspiré tout internet depuis des décennies ? Google. Il existe des concurrents évidemment. Mais, bien qu’on ne puisse savoir avec certitude comment font les différentes IAs (quel index elles utilisent), il est fort douteux d’imaginer qu’elles ont leur propre index. Elles peuvent en avoir un partiel, mais pas complet.
Ca coûte simplement beaucoup trop cher en « espace disque » et capacité de traitement.
On peut tabler sur le fait que gemini ait un accès privilégié, direct, à l’index de google; Et oui, c’est un avantage.
Et que les autres utilisent des interfaces pour accéder aussi à l’index de google (ou un autre). Mais seulement avec ce qui est visible / autorisé.
Faut-il être bon en SEO pour être bon en GEO / AEO ?
Ca dépend évidemment des questions posées par les internautes. Mais en gros, disons OUI.
- Si ce sont des questions pour lesquelles les IAs ont déjà la réponse (de type « recherche de connaissance et d’information »), sans aller sur le net…dur dur.
- SI ce sont des questions du type « recommande-moi un prestataire ou un artisan », 2 options :
- les IAs ont déjà dans leur mémoire quelqu’un (institution, poids lourd, etc) : et c’est probablement ce qui va être cité
- ce n’est pas le cas, et là, vous avez une chance si vous êtes bon en SEO.
- Car l’IA va envoyer plusieurs requêtes sur le WEB (donc SEO).
- Elle ne va pas forcément choisir les premières réponses de la page (les meilleurs placements SEO)
- Mais si vous n’apparaissez pas du tout, aucune chance qu’elle vous retrouve
- De plus, si vous êtes bon en SEO avec de bonnes pratiques, alors a priori vos pages sont de qualité. Donc aimées par les IAs.
Peut-on « influencer » les IAs (les entraîner à nous citer) ?
On a beaucoup vu ça à une époque. La réponse est NON.
- Ca s’appelle une tentative de corrompre les IAs en injectant des données « fallacieuses » à l’entraînement
- Cette technique s’appelle le data poisoning (ou empoisonnement des données)
- Et c’est quasi impossible : on n’a pas la main sur les données d’entraînement
- Et de toute façon, si on passe par nos conversations en espérant qu’elles vont être utilisées à l’entraînement : ces données sont filtrées, anonymisées.
Et reddit et autres forums ?
On dit beaucoup que si on est actif sur les plateformes utilisées par les IAs pour trouver des réponses, alors on augmente nos chances d’être cité.
Mon avis est que c’est probablement pertinent dans certains cas bien particuliers (certaines demandes), mais qu’on ne maîtrise pas et que ça peut changer du jour au lendemain.
Qu’en dit Google ?
Le 15 mais 2026, google sort un article « Optimizing your website for generative AI features on Google Search«
IL ne s’agit pas d’être cité par Gemini, mais par la fonction réponse « IA » dans google. On peut imaginer qu’il y a tout de même un lien. Décryptons la manière dont cette fonction opère :
- « Retrieval-augmented generation (RAG): A technique (also known as grounding) used to improve the quality, accuracy, and freshness of AI responses by relying on our core Search ranking systems to retrieve relevant, up-to-date web pages from our Search index. Our systems then review the specific information from those retrieved pages to generate a more reliable and helpful response, showing prominent, clickable links to relevant web pages that support the information in the response. »
- L’IA se base sur le « core search ranking system » (= l’index de google) pour récupérer les pages webs pertinentes.
- Elle va ensuite les récupérer pour générer une réponse
- Query fan-out: A set of concurrent, related queries generated by the model to request more information and fetch additional relevant search results to address the user’s query. For example, if the original user’s query is « how to fix a lawn that’s full of weeds », fanout queries might include « best herbicides for lawns », « remove weeds without chemicals », and « how to prevent weeds in lawn« .
- Elle va également lancer d’autres recherchers (compléter la demande par des requêtes complémentaire, appelées « query fan-out »). Et là pareil : utilisation de l’index, puis synthèse IA.
- Cette partie-là est la même chose que ce que fait perplexity.
Remarque : Le RAG ne sert pas qu’à Google, vous pouvez aussi l’utiliser pour vos propres données (découvrez notre guide pratique du RAG pour les PME).
Google : comment appliquer les bonnes pratiques SEO pour la « Generative AI search »
(ce qui suit est un résumé de l’article de google, par mes soins et avec ma connaissance du SEO véritable, celui qui est pensé pour le lecteur et non pour l’algo)
Il est important de noter ce qui va le plus compter pour améliorer la visibilité du site web, à la fois dans le google « classique » et la partie IA.
Penser à ses lecteurs avant de penser aux algos
Personnellement, j’écris « avec mon coeur et mes mains » (et très beaucoup mon cerveau, mon expérience et ma pédagogie). Puis je fais un passage « SEO », quitte à demander à l’IA ses conseils.
Comme d’habitude, un seul mot d’ordre : créer un contenu de qualité, pertinent et bien ciblé. En gros, penser à son lecteur et ses questions plutôt qu’aux algos. Si possible, un contenu « unique » (c’est là que ça devient difficile, et c’est pour cela qu’on cible souvent des requêtes plus « aiguisées » pour ne pas cibler trop large).
- Un point de vue « unique » (et pourquoi pas personnel). Le recyclage de ce qu’on trouve partout sur internet n’a plus aucun intérêt : déjà dit, et peut être généré facilement par les IAs.
- Creating non-commodity content that’s helpful, reliable, and people-first. Et là on a quelque chose d’encore plus dur … Je ne sais même pas bien le traduire. En gros, c’est ne pas créer du contenu « banal » (un contenu « de plus ») mais vraiment ancré, utile, à valeur ajoutée. Pas un blabla de plus basé sur de l’enfonçage de portes ouvertes, mais apporter du concret.
Remarque personnelle : ici je trouve que Google enfonce des portes ouvertes tout en conseillant de ne pas le faire : contenu à valeur ajoutée, point de vue unique… OK, mais comment faire? Et peut-on toujours le faire. Je ne sais pas répondre et j’ai un gros doute sur la faisabilité réelle. Comment se démarquer du reste de la planète? Vous avez 4h.
On retrouve l’un des piliers du SEO : du contenu bien écrit, fluide, facile à lire. Bien organisé, structuré, etc. Avec des images ou des vidéos de qualité. Ne pas oublier que ces images ou vidéos peuvent être mises en avant par les IAs.
Bien sûr, la base : focus sur ce que les internautes recherchent vraiment (intention de recherche) et ne pas noyer (google dit « avoid overdoing it ». De la réponse, pas du blabla pour meubler et caser des mots-clés (ces pratiques sont « so 2010 »).
Plus précisément, google dit : « While it might be tempting to create separate content for every possible variation of how people might search (for example, by focusing on other queries that people have asked, or fan-out queries), doing so primarily to manipulate rankings or generative AI responses in Google Search violates Google’s scaled content abuse spam policy. This is also an ineffective long-term strategy, as a high quantity of pages doesn’t make a website higher quality or more relevant to users. Google’s AI systems have advanced even further and improved upon our ability to understand the relevance of pages, even when there is no exact match between the query and the page’s primary content.«
Attention donc, les techniques dites « black hat » (c’est à dire un peu limites et destinées à manipuler les algos) sont de plus en plus sanctionnées
Google précise aussi sa position vis-à-vis des textes générés par IA : « If you’re using generative AI tools to assist in content creation, be sure that your work meets the standards of the Search Essentials and our spam policies. For more details on our approach, see our guidance on AI-generated content.«
Exemple : Si je vends des vélos électriques, au lieu de copier la fiche technique de l’usine (commodity content), je dois raconter mon test sous la pluie en conditions réelles (point de vue unique).
En résumé : on reste sur les fondamentaux. Se focaliser sur le fait d’apporter une réponse pertinente aux lecteurs.
« Is this content that my visitors would find satisfying? » If the answer is yes, then you’re on the right track, as our systems are designed to connect people with exactly that kind of useful information. For more, check out our guide to creating helpful, reliable, people-first content.«
Google : appliquer les bonnes pratiques « techniques »
Encore un critère qui ne change en rien : l’aspect technique.
The way Google Search finds and processes your pages remains the core of how our AI systems access your data. Technical clarity ensures your content is ready for discovery and indexing, and all existing technical SEO best practices continue to be worthwhile.
- Meet the Search technical requirements: Search technical requirements.J Ca ne suffit pas, mais si vous n’êtes pas bien noté dans l’idex, aucune chance…
- C’est mieux d’utiliser les tags semantiques (HTML5)
- Attention à trop de javascript qui rend la lecture par les algos un peu compliqué.
- Et puis les grands bonnes pratiques : accessibilité, responsive design, rapidité, etc.
- Eviter les doublons qui dénotent une mauvaise pratique
- Dans le cas du e-business, ecommerce, produits, etc : il y a des particularités techniques propres au SEO.
Je termine sur le conseil de Google : To discover and diagnose potential technical issues quickly, verify your site in Search Console. For more, check out our technical guide to SEO and maintaining your website’s SEO.
Google le dit : beaucoup de bonnes pratiques « expert » sont totalement fausses.
Le lien direct vers la section : Mythbusting generative AI search: what you don’t need to do
On peut imaginer que Google « mente » sur ces points, mais mon avis personnel est que ça correspond totalement à mon intuition de vieille informaticienne. Donc quand mon intuition (nourrie de mon expérience) matche ce que dit Google, j’y crois.
- LLMS.txt et autes fichiers spéciaux : pas besoin. Et ce n’est pas car google récupère et lit le fichier qu’il en fait quelque chose.
- « Chunking » content: « découper » le contenu pour « aider » les IAs à le lire. Bon ça c’est tellement ridicule que je n’en dirai pas plus. Encore une fois, on découpe le contenu pour la lisibilité et la pertinence pour le lecteur. Par pour algos et IAs qui n’ont pas besoin de ça.
- Ecrire « pour IA ». Les IAs comprennent plus que nous, ont plus de vocabulaire, etc. Elles sont conçues pour lire et écrire. Elles vont capter mieux que nous les subtilités et les sens possibles. Donc stop. On écrit pour des gens.
- Créer artificiellement de citations (backlinks). C’est stratégie a toujours été chassée par Google. Avec les IAs, Google est juste meilleur pour les détecter et donc sanctionner. Pour bien faire, je vous laisse le paragraphe dans son jus : Seeking inauthentic « mentions »: Just like the rest of Google Search, our generative AI features can show what’s being said about products and services across the web, including in blogs, videos, and forum discussions. However, seeking inauthentic « mentions » across the web isn’t as helpful as it might seem. Our core ranking systems focus on high-quality content while other systems block spam; our generative AI features depend on both.
- Overfocusing on structured data: Inutile de « trop » structurer. Encore une fois, les IAs texte (LLMs) sont faites pour lire du texte. Pas besoin de sur-structurer on d’ajouter de la technique. Néanmoins, continuer à utiliser les schema.org peut être une bonne pratique pour les contenus « enrichis » dans google (donc rien à voir avec l’IA).
Conclusion : écrire pour les gens et pas pour l’IA, encore et toujours
La volonté de google a toujours été de ramener les pages les plus pertinentes, en fonction de la demande (requête) de l’internaute.
Grâce à l’IA, google est « de plus en plus meilleur » pour :
- déceler l’intention véritable derrière les mots-clés entrés (attention, c’est là que ça peut dériver)
- juger de la pertinence et de la qualité d’une page et d’un site internet
- déceler les tricheries des experts SEO
Et c’est tout. J’ai des pages très bien classées (en premières positions nationales). Car j’ai conçu ces pages de manière pédagogique.
L’important dans le SEO ou le GEO ou le AEO : comprendre et prévoir les « mots-clés »
On peut avoir les pages les mieux référencées du monde, ça ne sert à rien si
- Elles ne répondent pas à une demande des internautes qui cherchent à acheter vos produits ou services
- Et c’est là que les vrais experts SEO ont toute leur place (et pareil pour AEO / GEO)
- La page est rédigée avec vos mots. Pas les leurs.
- La page ne contient aucun levier qui va faire rester ou encourager l’internaute à agir vers vous (on parle de micro conversion, pas forcément de vente à tout prix).
Le référencement, qu’il soit google ou IA, est un élément d’un tunnel de vente (donc d’un tunnel dans lequel on met l’internaute pour qu’il aille jusqu’à acheter). Sinon ça ne sert pas à grand chose. En général, on positionne le SEO en « canal d’acquisition » : une manière d’attirer des gens. Mais encore faut-il en faire quelque chose.
Un site web peut être très utile même s’il est mal référencé. Par exemple en « preuve sociale » : listant des avis positifs, donnant une impression de sérieux, etc. Donc le SEO, ça se pense, ça se réfléchit, ça se positionne dans une stratégie de vente.
Et les agents IAs qui lisent nos contenus ?
IL est trop tôt pour concevoir nos sites webs de manière à ce que les agents IAs puisse les utiliser. Je conclue sur cela, en remettant telle que la phrase de google:
Explore agentic experiences: Stay informed about emerging technologies that allow AI agents to interact with your site, such as browser agents and new protocols.
Bonus : comment demander à l’IA d’améliorer mon article ?
Et le bonus : j’ai écrit cet article, puis je suis allé sur Gemini « peux-tu accéder à internet si je te donne une url d’un article que je viens d’écrire? ».
Il me répond « Oui, tout à fait ! Si tu me donnes l’URL de ton article, je peux utiliser mon outil de recherche pour aller lire le contenu de la page (à condition que le site soit public et qu’il ne bloque pas les robots de lecture).
Une fois que j’aurai accès au texte, je pourrai t’aider sur plein de choses :
- Te donner un avis constructif ou une critique bienveillante.
- Corriger les fautes d’orthographe ou de syntaxe.
- Rédiger un résumé ou trouver des idées de titres accrocheurs.
- Proposer des axes d’amélioration pour le SEO ou la lisibilité.
Partage-moi le lien quand tu veux, et dis-moi ce que tu attends de moi !«
Et Voilà. Les conseils donnés étaient très pertinents. En particulier, j’avais fait une faute de frappe dans l’url (ouille!). Il a aussi choisi de vérifier rapidement mon site web et m’a suggéré d’ajouter un lien vers un autre de mes articles. J’ai eu peu de modifs à faire et je pourrais continuer en profondeur, mais là ça me va. C’est aussi ça, l’IA.
